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27 juin 2006

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19 juin 2006

Appel de Marie-George Buffet

Appel de Marie-George Buffet

Il y a un gouffre entre ce que vous attendez, ce que vous exprimez dans les luttes sociales, et les politiques menées  depuis des décénies.
Et la gauche en qui beaucoup ont placé un espoir, à trois reprises a beaucoup déçu.
Nous-mêmes n’avons pas toujours été à la hauteur de ces espoirs.
Depuis trop longtemps, les volontés de changement n’arrivent pas à se traduire dans les urnes. Nous voulons mettre fin à cette situation qui blesse la démocratie et provoque tant de mal-vie. Il y en a assez du renoncement, de la violence sous toutes ses formes, du dépérissement des droits, de la crise économique, sociale et démocratique.
Il faut rompre avec les logiques libérales et capitalistes qui nous conduisent à des malheurs grandissants.
La question de 2007, n’est pas de savoir comment se dénoueront les chocs des ego présidentiels, plutôt : sera-t-il possible, cette fois-ci, d’élire une politique qui change vraiment la vie ?
Y aura-t-il un moyen pour vous d’exprimer vraiment votre voix ?
Y aura-t-il un moyen de se rassembler majoritairement sur un projet vraiment courageux ?
J’ai la conviction que c’est possible. À condition de ne pas se figer dans les clivages du passé et les habitudes. À condition d’en finir avec ce bipartisme et ces alternances sans perspectives. À condition de chercher à rassembler toutes les énergies antilibérales pour bouleverser la donne. Ce n’est pas une douce folie, ce n’est pas du vent : le 29 mai, c’est cela que nous avons fait ensemble. Et nous avons gagné. Tout cela ne peut pas rester lettre morte. Il y a devant nous une chance historique, et des attentes immenses.
Lors de leur congrès, les communistes ont lancé un appel à toutes les forces, à tous les hommes et les femmes qui veulent en être dans leur diversité, pour construire un grand rassemblement populaire et antilibéral.
Mais pour que cela ait lieu, il faut que les citoyennes et les citoyens interviennent, qu’ils disent ce qu’ils souhaitent. Dans les forums, dans les rencontres publiques de la gauche, nous vous invitons à venir nombreuses et nombreux pour apporter votre pierre à cette dynamique. Pour réussir, ensemble, nous avons besoin de tous. Je m’adresse à vous, parce que sans vous, cela risquerait fort de ne pas se faire et surtout, cela n’aurait pas de sens. La politique, la gauche, doivent être votre propriété.
Construisons ensemble un programme à partir des luttes, du bouillonnement de débats qui se fait jour depuis près d’un an. Et construisons ensemble, pour les législatives et la présidentielle, des candidatures capables de porter ce programme, capables d’incarner ce rassemblement dans sa diversité de forces politiques et sociales et de personnalités. Pour la Présidentielle, qui empoisonne la vie politique, nous proposons qu’un homme ou une femme issu de notre parti puisse incarner cela, à la façon dont nous l’avons fait lors de la campagne du référendum : en garantissant la place de chacune et chacun, en travaillant à une nouvelle
victoire partagée. Il faut en débattre et lever les blocages.
Si nous parvenons à constituer ce rassemblement, avec la volonté de faire bouger toute la gauche, et de donner toute sa place à la dynamique populaire antilibérale, alors nous pourrons battre la droite et réussir à gauche en changeant vraiment et enfin la vie.
J’ai espoir. Beaucoup d’espoir. Je sais que par le passé la politique vous a beaucoup déçu, en ne répondant pas à vos besoins, vos attentes, vos aspirations. C’est à cela que nous voulons mettre fin.


Marie-George Buffet :
mes 7 propositions pour commencer à changer vraiment la vie

Lutter vraiment contre la précarité, agir pour une croissance humaine respectueuse de notre planète, étendre les droits des individus, les solidarités, agir pour de nouveaux rapports en Europe et dans le monde c’est une nécessité absolue.
Dans cette perspective, je propose 7 objectifs prioritaires et trois moyens pour réussir.

1. S’attaquer vraiment au chômage et à la précarité en faisant de l’emploi et de la formation la première priorité nationale :
• Après la victoire contre le CPE, une grande ambition pour le travail des jeunes :
- Abroger la loi dite “d’égalité des chances”.
- Des CDI pour toutes et tous avec période de formation si nécessaire et transformation des CDD et Interim en emploi stables.
- Une allocation pour accompagner les jeunes vers leur autonomie.
• Créer une “Sécurité d’emploi ou de formation” pour tous, assurant l’emploi ou la formation avec maintien d’un bon revenu à chacun tout au long de la vie.
• Donner aux travailleurs de nouveaux pouvoirs notamment dans l’entreprise.
• Favoriser la création d’emploi par une politique industrielle et de service dynamique, l’investissement massif dans la recherche.
• Reprendre une politique de réduction du temps de travail, vraiment créatrice d’emploi, avec l’abrogation des lois Fillon et l’amélioration des lois Aubry.

2. Salaires : un relèvement massif du pouvoir d’achat populaire :
• SMIC : 1 500 euros bruts par mois pour 35 heures.
• Fonctionnaires : + 5 % pour toute la grille indiciaire.
• “Grenelle des salaires, des pensions et retraites, des qualifications et de l’emploi”.
• Relèvement de tous les minima sociaux.

3. Un nouvel essor des droits sociaux pour enrayer l’insécurité sociale :
• Une sécurité sociale universelle, allant vers le 100 %, mettant la santé à l’abris des appétits des assurances privées.
• Le droit à la retraite à 60 ans, après 37,5 annuités, avec 75 % du salaire des 10 meilleures années.
• Un service public de l’habitat pour tous, la construction de 600 000 logements de qualité à loyers modérés en cinq ans.
• Un fonds national de lutte contre les inégalités scolaires, le recrutement de 150 000 enseignants et 45 000 personnels d’accompagnement en cinq ans.
• Une politique culturelle pour tous bénéficiant du 1 % du PIB.

4. Étendre et démocratiser les services publics :
• Engager un vaste plan de reconquête et d’extension des services publics ;
• Revenir sur les privatisations, notamment EDF-GDF, ports, autoroutes ;
• Démocratiser la gestion des services publics.

5. La lutte contre les discriminations doit être déclarée grande cause nationale pour toute la durée de la législature :
• Discriminations racistes, sexistes, anti-jeunes à l’embauche et au travail : plan national de lutte. Égalité hommes-femmes : mesures contraignantes dans la vie professionnelle et généralisation de la parité dans les institutions.
• Laïcité : création d’un Haut conseil de la laïcité.
• Droit de vote et d’éligibilité pour les résidents étrangers, après trois ans de séjour pour les élections locales et dix ans pour les élections nationales.

6. Vivre librement dans la sécurité :
• Prévention : police de proximité, protection judiciaire de la jeunesse.
• Justice : grande réforme avec les moyens nécessaires, réforme pénitentiaire axée sur la réinsertion.
• Abroger toutes les lois répressives qui mettent en danger les libertés.

7. Garantir la souveraineté alimentaire,agir pour un développement durable et solidaire :
• Prix agricoles : prohiber le dumping au niveau mondial, et renouveler la “politique agricole commune” européenne avec l’objectif de prix agricoles rémunérateurs pour les paysans.
• Protocole de Kyoto : la France et l’Europe doivent agir résolument pour son application.
• Créer un service public de l’eau du niveau local jusqu’au niveau européen et mondial.
• Une politique énergétique favorisant la diversification d’énergies non productrices de gaz à effet de serre (énergies renouvelables et énergie nucléaire 100 % publique).

_______________________

Se donner les moyens de réussir
1. Il faut maîtriser l’argent, l’utiliser et le répartir autrement, mobiliser tous les moyens pour un nouveau type de croissance, fondé sur la satisfaction des besoins sociaux et humains.
• par la fiscalité : alléger les impôts sur les petits et moyens salaires et augmenter fortement ceux des plus riches ; baisser la TVA sur les produits de premières nécessités ; par l’extension des cotisations sociales aux produits financiers et leur modulation incitative à la création d’emplois qualifiés et bien rémunérés.
• par l’orientation sélective du crédit vers les productions utiles et le développement de l’emploi, la mobilisation de l’épargne.

2. Il faut créer, collecter et répartir l’argent autrement par la fiscalité, le crédit, la mobilisation de l’épargne ainsi que par des cotisations sociales étendues aux produits financiers et incitatives à la création d’emplois qualifiés et bien rémunérés.

3. Il faut donner plus de pouvoirs aux citoyens et aux salariés pour faire entendre et respecter l’intérêt général :
• Une VIème République, fondée sur une démocratie pleinement participative, redonnant sa valeur à la politique.
• Une démocratie sociale permettant d’en finir avec le pouvoir absolu des actionnaires sur l’entreprise.

4. Il faut mettre le poids et l’autorité de la France, en Europe comme dans les institutions internationales, au service d’une autre mondialisation :
• Il faut profondément démocratiser les institutions européennes, notamment la Commission, la Banque centrale et la Cour de justice.
• L’Euro et la Banque centrale européenne doivent s’attaquer aux diktats des marchés financiers pour progressivement reprendre le contrôle public de l’utilisation de l’argent. L’Union Européenne doit mettre en cause la “libre circulation des capitaux”.
• Il faut réguler et maîtriser le développement des échanges commerciaux que l’OMC cherche à libéraliser à outrance. L’Europe peut se fixer l’objectif d’une alliance stratégique et durable avec tous les pays qui le souhaitent, notamment ceux du Sud, pour faire émerger des règles plus solidaires et responsables dans les relations internationales.

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08 juin 2006

1936-2006

LE FRONT POPULAIRE
juin  1936 - juin  2006
70 e anniversaire
sous l’égide de
l’Union gabinienne antilibérale (UGAL)

ATTAC
la Ligue communiste révolutionnaire (LCR)
le Mouvement républicain citoyen (MRC)
le Parti communiste français (PCF)
le Parti socialiste (PS)

les syndicats
Confédération générale du Travail (CGT) - Force ouvrière (Cgt-FO)

Vous invitent à participer à une soirée
pour commémorer les 70 ans du Front populaire

VENDREDI  16  JUIN A 20 H
FOYER PAUL ELUARD
18 bis allée des chênes - Gagny


Avec la participation de :
HENRIETTE ZOUGHEBI
Conseillère régionale chargée des activités culturelles

ROGER BORDIER
Ecrivain et témoin (Le temps des cerises)

GUYLAIN CHEVRIER
Historien - Union des Familles Laïques (UFAL)

Soirée festive
avec expos photos - projection de documents filmés
chants d’époque - vente de livres

 

UGAL - Union Gabinienne Anti-Libérale - Pierre DEBARLE / 29 rue AMIOT / 93220 Gagny

consultez nos dernières infos
http://gagnyantiliberal.canalblog.com
ou sur le répondeur 01 43 02 55 36

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03 juin 2006

Le commissariat de Gagny dans le journal L'Humanité

Evénement
Komotine Coulibaly : « Ils me disaient de "fermer ma gueule’’ »
La brutale interpellation dont a été victime lundi dernier cette mère de famille malienne est à l’origine des deux jours de tensions qu’a connus la cité des Bosquets à Montfermeil. Elle nous livre ici son témoignage.
« Ils nous ont traités comme on traite des cochons ! » Komotine Coulibaly se lève du canapé et va saisir un sac en plastique blanc, rangé en haut de l’armoire du salon. Dedans, un chemisier et une jupe en jean. « Ce sont les affaires que je portais ce jour-là. Vous voyez, on sent encore l’odeur du gaz lacrymogène... » Komotine, c’est cette mère de famille malienne dont la brutale interpellation, lundi 29 mai, a mis le feu aux poudres à Montfermeil (Seine-Saint-Denis). Deux jours après, elle se dit encore sous le choc. Effarée par l’attitude « provocante » et « humiliante » des policiers.
Les visites dans son appartement de la cité des Bosquets ont débuté une bonne semaine auparavant. Les pandores du commissariat de Gagny recherchent alors son plus jeune fils, Mamadou, seize ans, soupçonné de « tentative d’effraction » (des carreaux brisés) dans deux pavillons proches du quartier. À plusieurs reprises, ils viendront toquer, aux aurores, à la porte de Komotine, histoire de coincer l’adolescent. En vain. Et pour cause : Komotine, qui vit seule avec ses six enfants, gagne sa vie en faisant des ménages à la Défense, à l’autre bout de Paris. Chaque matin, elle se lève à 4 h 30 et rentre vers 10 h 30. Avant de repartir en fin d’après-midi, pour finalement se coucher vers 22 h 30. « Ils venaient tout le temps aux horaires où je n’étais pas là ! » s’agace la maman.
Le vendredi 26 mai, l’affaire s’accélère. Vers 15 heures, les policiers reviennent une nouvelle fois à l’appartement. Cette fois, ils forcent la porte. Toujours pas de Mamadou, ni personne d’ailleurs. « Et pourtant, ils se sont quand même permis de tout perquisitionner », s’étonne Komotine. La porte de sa chambre, fermée à clé, est carrément défoncée.
Finalement, la police interpellera Mamadou le dimanche suivant. Le mineur est aussitôt placé en garde à vue. Les policiers sont censés avertir ses parents dans l’heure qui suit. « Et pourtant, je n’ai reçu aucun coup de fil du commissariat, déplore Komotine. On l’a appris par le bouche-à-oreille des voisins. »
Le lundi 29 mai, l’affaire dégénère. Il est environ 16 heures. Les policiers se garent à proximité du bâtiment. Ils sortent avec Mamadou, menotté dans le dos, et s’engouffrent dans l’immeuble. Komotine ouvre sa porte. L’ambiance est électrique. « Ils ont cassé ma porte, ils sont venus toute la semaine, et pourtant ils voulaient encore perquisitionner... Pour moi, c’était de l’acharnement. »
Le ton monte rapidement. « Un policier m’a réclamé ma carte d’identité. Je lui ai demandé pourquoi. Il m’a répondu : "Parce que j’ai le droit !" Pourtant, ils savent parfaitement qui je suis. Ce n’était que de la soumission, il voulait juste me voir lui obéir. » Ali, un autre de ses fils, s’en mêle. « Il demandait : "Pourquoi tu fais ça à ma mère ?" » On se bouscule. Exaspérée, Komotine exige que les policiers s’en aillent. L’un d’eux, dans l’entrebâillement de la porte, lui lâche : « Tu parles trop, ferme ta gueule. » Avant de projeter du gaz lacrymogène dans l’appartement.
Komotine est finalement embarquée manu militari. À demi traînée par quatre agents, la voilà dans la rue, en plein après-midi, menottée et sans chaussures. Toute la cité est aux fenêtres. Les insultes fusent. « Une fois dehors, ils ont baissé le pantalon de Mamadou, sans aucune raison, juste pour l’humilier », assure la maman. Modimo, un autre de ses fils, est hors de lui. Il s’en prend aux policiers qui répliquent par des coups de matraque au genou et deux tirs de Flash-Ball dans le dos. Il s’enfuit.
Komotine se retrouve au commissariat de GAGNY. En garde à vue et en piteux état. Selon un certificat médical, elle souffre de brûlures aux yeux suite aux gaz lacrymogènes, de douleurs aux cervicales, au bras et au genou. Pourtant, l’ambiance ne s’apaise pas vraiment. Dans les locaux, on ricane. « Ils me disaient de "fermer ma gueule’’ parce que mon fils avait fait des bêtises. Certains se moquaient de mon accent. Quand je disais quelque chose, ils faisaient exprès de dire : "Quoi ? Qu’est-ce tu dis ?’’ » Elle assure qu’un autre lui aurait lancé : « On va balayer tous les immigrés de la France. » Komotine, qui ne sait ni lire ni écrire le français, refuse de signer le PV de garde à vue. Le policier revient à la charge. « Il m’a assuré que si je signais, je sortirais le lendemain. » Elle finit par apposer un paraphe, sans savoir, aujourd’hui encore, ce qu’il y avait d’écrit.
Komotine est finalement ressortie de garde à vue le mardi à 13 heures. En contact avec un avocat, elle s’apprête à porter plainte.Laurent Mouloud

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02 juin 2006

Irak, les victimes civiles au jour le jour

Le coût de la guerre
Les victimes civiles
Les victimes militaires

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01 juin 2006

Violences policières à Montfermeil

UNE DECLARATION DE LA FEDERATION DE SEINE-SAINT-DENIS DU PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS.

Depuis deux nuits, des évènements impliquant la population et les forces de l’ordre ont lieu dans divers quartiers de la Seine-Saint-Denis. C’est à Montfermeil que les premiers incidents ont éclaté. Ils font suite à de violentes interpellations qui ont suscité émotion et colère. De nombreux témoins font malheureusement état que ce sont aussi des provocations policières qui ont mis le feu aux poudres. Alors que de Villepin, Sarkozy s’apprêtent à présenter un nouveau texte liberticide sur la prévention de la délinquance, après celui sur l’immigration, qui a intérêt à produire de la surenchère et de la division ? 
Les évènements de novembre 2005 exprimaient déjà l’exaspération et la détresse de toute une jeunesse qui n’en peut plus. Son désespoir, l’exigence de dignité, sa formidable aspiration à être reconnue auraient dû être entendus par la droite au pouvoir et des réponses auraient pu et dû être mises en œuvre. Rien n’a été fait.
A présent, il n’est pas d’autre solution que de stopper la spirale de la haine et de la violence, de privilégier l’écoute et le respect. La jeunesse doit trouver sa place dans la société, et la société doit lui préparer sa place.
L’heure est grave. Quelles que soient nos opinions, il nous faut nous rassembler dans la diversité pour enfin construire des solutions et des perspectives d’avenir.
Créons une chaîne citoyenne pour empêcher les provocations d’où qu’elles viennent. Faisons confiance à la jeunesse. Pour leur part les communistes de Seine-Saint-Denis y sont prêts.
Pantin, le 31 mai 2006

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